Regards en Coulisses

La première semaine de répétition de Jojo


Les prémisses de la création…


Nino D’Introna
, directeur du Théâtre Nouvelle Génération/Centre Dramatique National de Lyon qui a créé et mis en scène en octobre 2006 Yaël Tautavel ou l’enfance de l’art de Stéphane Jaubertie, poursuit sa collaboration avec l’auteur associé au TNG en mettant actuellement en scène son texte Jojo au bord du monde.

  • La création commence en juin 2007.
    Pendant une semaine, les huit comédiens, choisis par Nino D’Introna font connaissance. Ils découvrent leurs rôles et le texte de Stéphane Jauberie: c’est le « travail à la table ». Moment intense d’échanges avec le metteur en scène, chacun explore et creuse l’univers de son personnage.

  • En octobre, c’est la reprise avec deux semaines de répétitions au TNG.
    Pas de décor ni de costumes, mais des idées qui se mettent en place.
    Les comédiens esquissent les premiers pas de danse hip-hop sous la direction du chorégraphe Mourad Merzouki (Compagnie Käfig), et découvrent les premières musiques composées par Patrick Najean.


     Petit à petit tout se décante, émerge, prend déjà forme.
    On fait un premier filage : le spectacle est joué « bout à bout »
    ... puis on laisse reposer.



  • Quatre mois plus tard… reprise du travail !

    Semaine du 4 février 2008



    Premiers jours d’un mois intense de création : le puzzle s’assemble peu à peu.
    Décors, lumières, musique, danse, costumes, masques… tout est là !

    Mais comme l’expliquent Guillaume Pessina, le directeur technique « c’est une création, ça peut bouger en un mois ! », et Andrea Abbatangelo, le concepteur lumières (complice de Nino D’Introna depuis de nombreuses années) :
    « Chacun amène son univers dans un parcours de création. Ca marche ou ça ne marche pas. On fait de nombreuses propositions mais on ne sait pas encore où on va. »

    Charles Rios, le scénaographe,
    à l'atelier décor

     Samedi 2 février 2008

    Les techniciens du théâtre (deux machinistes, deux électriciens, un régisseur son et un régisseur général), le scénographe Charles Rios et son assistante Sandrine Journoud, commencent à monter le décor.

    On teste les projecteurs, le son; les rideaux sont hissés, les planches vissées, les poulies graissées.




    Charles Rios participe concrètement à ce travail – ce qui n’est pas le cas de tous les scénographes (concepteurs de décors).
    C’est en bleu de travail qu’il nous accueille dans son atelier, au sein du TNG.

    « Le plancher et les colonnes ont été construits aux ateliers Marianne de Grenoble (lieu de réinsertion professionnelle, sous la direction de Christian Pouchard) et au Studio Acte 48 de Vienne (sous la direction de Gilles Simon-Perret) en décembre et janvier.
    Je suis allé régulièrement voir comment cela se passait et superviser. Dans l’atelier, au théâtre, on peint les éléments, on vernit, on fait quelques arrangements de dernière minute, à la fois sur les décors et les accessoires.
    »

    Cette même semaine, les comédiens s’installent dans les loges du théâtre où ils passeront beaucoup de temps.

    Premiers essayages des costumes créés par Robin Chemin et des masques réalisés par Christelle Paillard.
    On retouche, on ajuste !

     Mercredi 6 février 2008

    Les comédiens rencontrent l’auteur, Stéphane Jaubertie. C’est le moment d’échanger, de poser des questions. Stéphane Jaubertie parle de son texte, fait part à l’équipe des quelques modifications à faire pour éclaircir et rythmer quelques répliques.

    « L’idée maîtresse de la pièce est : qu’est ce que c’est que le vrai monde ?
    Le monde intérieur ? les autres ? le monde rêvé ? C’est le rêve qui fait vivre, qui fait tenir debout. Je suis très attaché aux enjeux émotionnels et relationnels dans un texte. Je ne cherche que l’émotion qui ne s’oppose pas à l’intelligence !

    Ce qui est important pour moi c’est que le metteur en scène comprenne l’esprit de la pièce. Le reste ça m’est égal. Nino m’a très peu parlé du spectacle et de ses intentions de mise en scène mais je suis très content que ce soit lui qui le fasse. A un mois du spectacle je suis serein. Je fais confiance au capitaine du bateau !
    »


     Mourad Merzouki
    , le chorégraphe de la Compagnie Käfig, entouré de ses assistants Kader Belmoktar et Farid Azzout, reprennent les mouvements et les enchaînements vus en octobre.

     Patrick Najean, le compositeur, harmonise les premières répliques chuchotées à l’ouverture du spectacle.



    Mourad Merzouki, le chorégraphe,
    assité de Farid Azzout,
    donne des indications aux comédiens


    Patrick Najean, le compositeur,
    au premier plan dirige la séance




    Une création riche, aux croisements de plusieurs arts émerge dans la vivacité et la rigueur.




     Retour






    Retourner au menu accessibilité (haut de page)