L'Histoire de Lyon

Lyon Renaissance

La Renaissance : l'apogée de Lyon

La prospérité de Lyon ne cesse alors de croître pour atteindre son apogée à la Renaissance. Aux XVème  et XVIème siècles, l'essor et le prestige de la ville sont incomparables.

Dès la fin du XVème siècle, la création de grandes foires et le développement de la banque attirent à Lyon les commerçants de l'Europe entière. Lyon devient l’un des principaux centres européens du grand commerce et de la banque. Les traits essentiels du commerce lyonnais se dégagent : prédominance de l’ensemble du secteur textile, mais plus particulièrement des soies et soieries. La banque naît du grand commerce. C'est ici que s'établit la première lettre de crédit.

L'expansion se prolonge au cours des XVIIème et XVIIIème siècles : la soierie lyonnaise habille les belles et décore les riches intérieurs du monde entier. Puis l'élite mondaine, intellectuelle et artistique s'y installe La ville se développe géographiquement et s'équipe d'hôpitaux, de places et d'édifices de qualité. Le négoce connaît de riches heures grâce au privilège de deux puis quatre foires franches annuelles.
A l’essor du textile, s’ajoute le développement de la métallurgie. Les activités d’édition occupent une place de premier plan en Europe. Pour le pouvoir royal, Lyon joue le rôle de ville-relais au plan politique, financier mais aussi militaire, notamment pendant les guerres d'Italie. Son faste rayonne au-delà des frontières. L'Europe des arts et des idées s'y presse. Le siècle de la Renaissance est ainsi celui de l’accomplissement de sa vocation européenne.
L'imprimerie lyonnaise est la première de France. Rabelais, médecin de l’Hôtel-Dieu, écrit Gargantua puis Pantagruel et la poétesse Louise Labé dite "la belle Cordière" tient salon et incarne l'esprit de l'époque.
Cette époque laisse à la ville le plus bel ensemble Renaissance de France : le Vieux-Lyon et ses joyaux architecturaux (Hôtels Bullioud, d'Estaing, Paterin, Gadagne, galerie Philibert Delorme, Tour Rose, loge du change...) et d'insolites traboules.

Au XVIème siècle, François Ier encourage l'activité du tissage de la soie pour mettre un coup d'arrêt aux importations intempestives. "Des centaines de métiers battent entre Saint-Jean et Saint-Georges », et Lyon devient la première place de la production du tissu précieux.



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