Samedi 29 mai - Théâtre de l'Elysée, l'ambiance est studieuse quand je rentre dans la salle : des tables, des journaux partout, des barres chocolatées pour la créativité...
On m'accueille, on m'installe et on m'équipe : des journaux, des feuilles vierges, de la colle et des ciseaux.
François Beaune (un homme louche) donne le brief : détourner l'actu, la réécrire, enfin faire un peu ce qu'on veut !
Ma « louchitude » entre en action.
Je prends un journal, scanne du regard la première page et "bing" : un sujet grave m'accroche très vite et ne me lâche pas... le sujet est politique - je n'en dirais pas plus - et telle un missile à tête chercheuse, je parcoure les journaux pour trouver les mots qu'il me faut... "la philosophie est une arme contre les salauds" : cette phrase extraite de l’interview d’un philosophe clôt le tableau…
Je passe vite à une deuxième planche, plus rigolote cette fois-ci : un gros smiley tiré d’une publicité pour la banque X accompagne ma phrase recomposée : « à l’honneur, les Restos du cœur comptent retrouver un appétit d’ogre » .
Décalé, positif !
Mes impressions sur l’expérience…
Je dois dire que j’ai été emportée par la liberté qui m’était donnée de m’exprimer et heureusement que la feuille avait des limites pour me stopper…
J’ai trouvé un plaisir assez jubilatoire dans l’expérience mais je regrette de n’avoir pas plus « déliré » sur un récit abracadabrantesque et surtout plus drôle… une prochaine fois peut être !