Le Printemps des poètes

Le Printemps des poètes

Du samedi 8 au dimanche 23 mars 2014

Depuis 2002, la Ville de Lyon et l’Espace Pandora fêtent la poésie et les poètes, aux côtés de nombreuses structures et équipes artistiques.

AU COEUR DES ARTS

Si la poésie a toujours eu un lien étroit et naturel avec les arts premiers que sont le chant, la danse et le théâtre, elle est aussi souvent l'arrière-pays, le moteur secret ou le point d'appui de la création dans les arts plastiques, la photographie, la composition musicale, le court-métrage cinématographique, la vidéo, voire le cirque... Nous souhaitons mettre en avant, à la faveur du 16e Printemps des Poètes, le dialogue constant et fertile entre les poètes et leurs 3alliés substantiels3. Ni au-dessus ni à côté, la poésie est au cœur de toute aventure artistique.

Le 16e Printemps des Poètes est aussi l'occasion de saluer Max Jacob, dont on célèbre le 70e anniversaire de la disparition au camp de Drancy. Poète précurseur du dadaïsme et du surréalisme, Max Jacob était aussi peintre et ami des peintres : Modigliani, Matisse, Braque, Juan Gris... Il était le filleul de Pablo Picasso.

Jean-Pierre Siméon, directeur du Printemps des poètes (Paris)


INAUGURATION

Place au poème dans les villes et villages de France.

Une immense vague de lectures de poésie dans l'espace public.

Il s'agit, en sollicitant des lycéens, élèves de conservatoires, bénévoles d'association, compagnies de théâtre...de multiplier des lectures simples et directes, sans mise en scène ni déploiement technique, dans les rues, les cafés, les places, les marchés, les centres culturels et sociaux...

Murs de poésie

Le Printemps des Poètes initie une opération emblématique de l'alliance entre la poésie et des arts plastiques, à travers la création de "Murs de poésie" visibles pendant l'édition de mars.
Les multiples organisateurs du Printemps des Poètes (associations, collectivités, villes labellisées Villes en poésie, artistes) participeront à cette proposition d’action artistique. Nous espérons ainsi voir exposées ces œuvres pendant le Printemps des Poètes aux quatre coins de la France.
L’association veillera à la mise en réseau des artistes et des poètes, à la diversité des propositions, à leur mise en valeur dans sa communication nationale.
A titre d’exemple le Printemps des Poètes, avec le soutien de la Fondation Art Dialogue accompagnera la réalisation de plusieurs murs de poésie dans quelques villes et villages ayant reçu le label "ville/ village en poésie".
Dans les parking Vinci, les élèves d'écoles des Beaux-arts interviendront dans cinq villes de France pour réaliser des fresques sur les murs des parkings.


 Retrouvez bientôt tout le programme sur le site de l'Espace Pandora... !


LES POÈTES INVITÉS :

Michaël Glück, parrain de l’édition
Paola Pigani, invitée d ’ honneur
Abdourahman A.Waberi
Hakim Bah
Julien Bal
Jean-Louis Bergère
Jean-Baptiste Cabaud
Sam Cannarozzi
Jean-Pierre Chambon
Jacques Donguy
Patrick Dubost
Mohammed El Amraoui
Pierre Gonzales
Marie-Christine Gordien
Charles Juliet
Laure Morali
Cécile Portier
Jacques Réda
Claire Rengade
Michel Vézina

Edition hommage à Max Jacob

Qui est est Max Jacob ?

Max Jacob (1876-1944) est une figure marquante du XXe siècle.

Sa production ne se borne pas à la poésie mais elle comprend aussi une oeuvre graphique et musicale ainsi que l’une des plus riches correspondances de son temps. Ses amitiés précoces avec les peintres, avec Picasso en particulier qu’il rencontre en 1901, et ses liens privilégiés avec Apollinaire ou Reverdy le placent au coeur des débats esthétiques de l’Esprit nouveau et à l’origine de la poésie moderne. Sa vie et les nombreuses légendes qui lui sont attribuées ou qu’il s’attribue lui-même le mêlent à l’effervescence des avant-gardes picturales et littéraires parisiennes à Montmartre ou à Montparnasse. Éclaireur d’une relation profonde dans l’écriture du siècle entre la poésie et la peinture, rénovateur des qualités plastiques et musicales du poème en prose dont il va jusqu’à revendiquer la paternité, son oeuvre est faite de contrastes : sa poésie est traversée d’élans religieux et mystiques mais roule aussi vers le cocasse porté au coeur de l’interrogation sur l’écriture, la création et l’identité. Toute son oeuvre montre les jeux multiples autour de la notion du personnage, ses éclats kaléidoscopiques, ses masques incessants, les attentes et les désillusions qu’elle engendre.  Son existence a été révolutionnée par une apparition miraculeuse en septembre 1909. Retiré à Saint-Benoît-sur-Loire (Loiret) de 1921 à 1928 puis de 1936 à 1944, il mènera auprès de la basilique romane une vie de prière et de méditation. C’est dans ce village ligérien qu’il sera arrêté le 24 février 1944 par la police allemande.
Dès 1940, la législation antisémite bouleverse sa vie : il subit toutes les mesures de persécution édictées par Vichy et l’occupant contre les Juifs. En juin 1940, la Gestapo traque le "cicérone juif" de la basilique ; en octobre, il est recensé : sa carte de la Légion d’honneur porte, à sa demande, le tampon "JUIF". En 1941, "Monsieur Max" est interdit de publication : il est spolié de ses droits d’auteur. En 1942, il porte l’étoile jaune. Pendant l’Occupation, il assiste impuissant aux malheurs des siens : spoliation des biens, arrestations, déportations. Lui qui se pensait, à tort, protégé est arrêté chez lui. Conduit à la prison d’Orléans, transféré le 28 février à Drancy, il meurt d’une congestion pulmonaire le 5 mars 1944 au camp d’internement. Dès son arrestation, suite à ses instructions ou spontanément, ses voisins et ses amis donneront l’alarme. Une requête de Cocteau en faveur de la libération du poète sera remise immédiatement à un conseiller juridique de l’ambassade d’Allemagne, hélas faussement identifié comme "le chef des prisons juives."
Dans l'attente d’une procédure de libération hypothétique, Max Jacob est décédé sans jamais avoir été libéré. D’abord enterré en fosse commune à Ivry, il repose depuis le 5 mars 1949 "dans la paix du soir des plaines fertiles de l’orléanais" à Saint-Benoît-sur-Loire. En 1960, Max Jacob a été élevé, à titre civil, au rang de "poète mort pour la France". (Patricia Sustrac - Présidente de l’Association des Amis de Max Jacob)

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