Arts numériques :
Solace the grizzly
Solace the grizzly (libérez le grizzly) est une métaphore d’une énergie aseptisée par une société rigide et moraliste, l’animal sauvage en voie de disparition. Cette base de travail issue d’une des productions d’Agathe Max a été le point de départ d’une série d’images autour de l’animal.
Le son continu du violon, généré par le frottement de l’archet, en crin de cheval, fluide et sans interruption ; ce drone sonore appuyé par l’amplification et les effets, ajouté au violon, évolue en séquences de nappes atmosphériques nous amène vers cette idée de fluide vitale, d’une forme d’animalité brut avec pour allégorie les éléments naturels qui composent le corps.
Cette installation/performance a été mise au point lors d'une résidence à l'Epicerie moderne.
Agathe Max débute le violon au conservatoire national de Bourgoin-Jallieu. Après dix ans de formation classique, elle s’intéresse à la musique improvisée et commence à s’approprier
toute une gamme de textures sonores par trituration des cordes et de l’archet, à la recherche d’un jeu non conventionnel. Elle découvre alors le travail de Tony Conrad et de Mathieu Verkowski, deux violonistes qui l’influenceront pour se produire en public dans des performances solos.
Fondé en 2006, l’Atelier aquarium (Lyon) est un atelier artistique, composé de deux graphistes, diplomés de l’école supérieure des arts décoratifs à Strasbourg. Après une activité classique de V-jay sur Strasbourg (Clubbings de La Laiterie, Café des Anges avec Co-session...), l’atelier s’oriente vers des performances plus réfléchies. Il ne s’agit plus d’illustrer une soirée de musique par un décor animé, mais d’installer une véritable cohésion avec le musicien, pour, l’espace d’un moment, faire naître un monde, ouvrir une brèche d’imaginaire.
