Organisé tous les 2 ans, parallèlement à la Biennale de la danse, Lyon Septembre de la Photographie rassemble de nombreux photographes autour d’une thématique donnée.
La caractéristique du festival est de trouver et pratiquer le lien entre la photographie documentaire et l’art contemporain.
Le thème de cette édition : US TODAY AFTER...
Après le 11 septembre et Katrina le rêve américain désenchanteur...
Le vers dans la pomme qu'Henri Miller qualifiait de « cauchemar climatisé ». Et au bout du périple sur les road movies des internets, croisés à toute allure des créateurs d'images au son des obturateurs d'Andrew Bush et de Paul Fusco dans le train qui ramène le corps de Kennedy en 1963, ou de Nina Berman qui accompagne la triomphale campagne d'Obama de 2008.
L'Amérique est always en route, sautant des pas géants d'Armstrong, aux empreintes souterraines des boucliers nucléaires du désert illuminé par les dancings fumeux de Las Vegas... Entre ces deux bornes le drapeau étoilé sans cesse oscille de l'espoir aux désillusions, du va t'en guerre perdu du Vietnam et de l'Irak, de Nixon à Bush junior, de Kennedy à Obama en passant par Luther King ! Et les US avancent vers ce future toujours ravivé au gré des soubresauts de l'histoire médiatisée, se recréant sans cesse une nouvelle frontière.
Quand Zimmerman chantant «the time they are changing» prophétisait la roue qui ramène sans cesse au «middle of nowhere», cette arrogance des vainqueurs ébranlée par les grands oiseaux blancs des terroristes du 11 septembre... Ces éléments déchaînés qui balayent les mensonges urbanistiques de la Nouvelle Orléans, révélant la misère des plus pauvres dans le pays le plus riche du monde, ce feu qui ravage la Californie où les rêves s'assèchent dans les
rivières... couverte par les speechs évangélisateurs des prêcheurs publicitaires.
Today ? on rêve d'un after heureux d'un Nevermore Katrina comme Edgar Alan Poe l'on brûle les dernières cartouches d'énergie pétrolifère devant les belly dances d'Elinor Carucci qui détendent une minute nos zygomatiques dans les quartiers de la pluralité culturelle quand les Boxeurs de Brad Harris luttent au poing pour cet éternel et prolifique billet vert...